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28/01/2010

Info membre : Expo Béatrice Bonnafous

VERTICALES

Béatrice Bonnafous, peintre -ancienne résidente de l'Abbaye de La Prée, membre de CETIL'Art

 

Exposition du 7 janvier au 18 février 2010
12 rue Leopold Bellan - 75002 Paris - galerie ouverte du mercredi au samedi de 13h30 à 19h00. Tél. : 01 70 23 37 96 - galerie@pqev.org
Présence de l'artiste les samedi 16 et 30 janvier, 6 et 13 février - ou sur rendez-vous -

Les « Verticales » de Béatrice Bonnafous, ou

Le corps à corps des énergies « La peinture de Béatrice Bonnafous, dans les « Verticales » ne se présente pas comme une fin, mais comme le moyen de poser une intensité fulgurante qui n’est ni brutale, ni violente, mais en tant que portée dynamique, ou même « sympathique », voire symphonique d’un surgissement. C’est pourquoi toutes ces peintures sont nommées « Verticales », au sens d’un concept spatial, directionnel, qui jamais ne sombre dans l’anarchique. La lecture humaine y incorpore nécessairement une temporalité : celle du moment du surgir qui, sans rompre l’existant, le modifie en le restructurant. Il n’y a pas de contraires, mais une représentation potentielle des forces qui vont se mettre en place, sans improvisation, en forme de révolution, à la fois physique et mentale. Quelque chose d’héroïque dans le flux éruptif, sans début ni achèvement, donne à sentir que le peintre a dû se mettre lui-même dans un état de conscience tel qu’il laisse monter ce jaillissement par le truchement de la main et de sa propre réceptivité. Le mouvement est à l’œuvre. Cette non-figuration contient une pulsion qui ne se situe pas dans l’imaginaire. C’est un appel surconscient de lucidité, c’est-à-dire une dialectique de lumière intérieure vers le dehors. Il s’agit d’un rayonnement actif dont on suppose que, dirigé vers le haut, il s’adresse aussi à ses interprètes spectateurs comme une proposition. Exercice de pensée et de sensibilité réunis.
La peinture de Béatrice Bonnafous ne s’inféode à aucune doxa spiritualiste. En revanche, une discipline d’interaction dedans/dehors est contiguë à un travail de souffle, de respiration qui invoque, par concentration extrême, une hyper présence à l’être. Travail abstrait, présent, charnel, puisque le corps et les sens y sont absorbés. L’objet n’y a pas sa place. Par contre, l’émergence de la nature adhère puissamment à cet exercice de densité, dans la mesure où l’artiste, pour la plupart de ces œuvres, substitue à l’atelier le travail de plein air. Tout elle est réceptacle d’un objet autre : la montée des énergies. La surface devient le support d’un rythme statique : celui de l’opérant, opéré par le cinétisme intérieur. Les formes et les pigments ne sont alors que la mesure d’une perception qui dépasse ses propres limites pour devenir sublime. Un aboutissement jamais atteint, et toujours en acte. » Tita Reut